Les richesses du sous-sol
L'Ardenne n'est pas seulement une terre de forêts et de pâturages — sous sa surface se cache une histoire géologique qui a façonné l'économie de la région pendant des siècles. La région autour de Regné et de la commune de Vielsalm au sens large est connue pour la diversité de son sous-sol, qui a été exploité à différentes époques de l'histoire pour ses minéraux, ses pierres et d'autres ressources.
Au fil du temps, le sous-sol de la région a procuré des sources de revenus aux habitants du village et des environs.
On a ainsi extrait :
- XVIIe - XIXe siècle : Les ardoises de schiste dans les fosses (mines ouvertes) sur Colanhan pour la construction (toitures mais aussi murs). Les pierres de schiste pour la construction.
- XVIIIe - XIXe siècle : Le manganèse (industrie du fer) à Hébronval et la tourbe (chauffage) sur le plateau des Tailles.
- XIXe - XXe siècle : Le coticule (pierre à aiguiser de réputation mondiale) entre Regné et Ottré (lieu-dit « Grand Thier »). Des pierres de schistes pour la construction.
- XXe siècle (1ère partie) : Le sable jaune (lieu-dit : « â Trô d'sâvion » et à l'origine : « Po drî l'vêye ») comme matériau de construction.
Les gisements minéraux de la région Bihain-Ottré
La région comprise entre Regné, Hébronval, Bihain et Ottré recèle de nombreux vestiges d'anciennes exploitations dans les couches du Salmien (Sm2). Ces travaux consistaient en des carrières de coticule, des extractions de pierres de construction et des mines de manganèse.
Plusieurs toponymes témoignent encore de cette activité minière : le « Thier de Regné », « Au Corai » (près d'Ottré) ou encore « Sur les Minières » (anciennes mines de manganèse près de Bihain). Les haldes (tas de déchets miniers) contiennent des minéraux rares qui font la réputation scientifique de la région.
Fosses à coticule (Regné – Bihain – Ottré)
Pas moins de 24 espèces minérales ont été identifiées dans les anciennes fosses à coticule, parmi lesquelles :
- Oxydes : anatase, hématite, quartz, rutile, gahnite
- Phosphates : apatite, turquoise, vantasselite, variscite, wavellite
- Silicates : andalousite, ardennite, davreuxite, ottrélite, spessartine, tourmaline
Au site 1 (Regné), les anciennes galeries souterraines atteignent une grande profondeur et ont livré de l'andalousite, de la chlorite et de la davreuxite.
Au site 2 (« Les Plates », Bihain), c'est le lieu-type de la vantasselite, un phosphate décrit pour la première fois en 1987 à partir d'échantillons de cette localité. On y trouve également de la cacoxénite, de la variscite et de la wavellite.
Au site 3 (Galerie Maizeroul, Bihain), une galerie aujourd'hui effondrée présente de l'hématite et des oxydes de manganèse.
Anciennes minières de manganèse (Bihain – Hébronval)
16 espèces minérales ont été recensées dans les anciennes minières de manganèse. Le minerai, constitué d'oxydes de manganèse noirs, était exploité pour l'industrie du fer. On y trouve notamment de l'alurgite (variété manganésifère de muscovite), de la wavellite sur quartz et divers oxydes de manganèse. Les vestiges de ces exploitations, aujourd'hui enfouis sous des plantations d'épicéas, restent un témoignage de l'intense activité minière qui a marqué la région aux XVIIIe et XIXe siècles.
Extrait de : Les gisements minéraux du Salmien dans le massif de Stavelot — Michel Blondieau, 2005
1. Les ardoises de schiste
Colanhan est une grande colline allongée d'est en ouest, au sud du village de Verleumont. Son sommet atteint 565 m. Il présente des intérêts géologiques, géomorphologiques, historiques et paysagers.
Le socle est formé de phyllades salmiens très métamorphisés, disposés en bancs redressés presqu'à la verticale et présentant une schistosité très marquée. Ces phyllades très durs ont mieux résisté à l'érosion que les roches des alentours si bien que par érosion différentielle, la Montagne du Colanhan émerge des « plaines herbagères » voisines et se termine à l'ouest par un abrupt spectaculaire plongeant jusqu'à la Lienne. C'est ce que les géomorphologues appellent un synclinal perché, structure très rare chez nous.
Les phyllades (très durs et à schistosité marquée (clivage ardoisier)), ont été exploitées comme ardoises pendant des siècles. Toutes les exploitations, artisanales et quasi familiales, eurent lieu sur le sommet, par creusement de fosses et accumulation de déblais en gros tas, tous encore visibles actuellement. Le caractère familial de cet artisanat local fait que la colline est morcelée en une infinité de petites parcelles.
Les ardoises typiques de cette région étaient appelées « cherbins ».
Extrait de : www.ardenne-et-gaume.be/colanhan.html
2. L'extraction du coticule
Ci-dessous, vous pouvez déjà avoir un aperçu des différentes fosses ainsi que des photos retrouvées avec le concours du Musée « En Piconrue » à Bastogne.
Beaucoup de personnes de Regné ont participé à l'extraction, mais à tout seigneur, tout honneur, c'est Mr Joseph Bidonnet qui en était le « contre-maître » (Fosse Nr 12) (Maison 11 dans la partie IV, « Les sobriquets »).
3. La tourbe
Sur le plateau des Tailles, à deux pas de Regné, s'étendaient autrefois de vastes tourbières. La tourbe y était extraite à la bêche dès la fin du printemps : on découpait la masse spongieuse en blocs réguliers, qu'on disposait ensuite en petits tas alignés sur le sol pour les laisser s'égoutter, puis on les retournait régulièrement tout au long de l'été pour qu'ils sèchent lentement au vent et au soleil des hautes terres. À l'automne, les blocs suffisamment asséchés étaient rentrés et empilés à l'abri pour l'hiver.
Combustible du pauvre, la tourbe avait beaucoup de défauts : elle brûlait mal, dégageait une chaleur modeste et surtout produisait des fumées épaisses et âcres qui emplissaient les chaumières. On l'utilisait souvent mélangée à du bois pour l'aider à prendre. Son usage déclina au fil du XIXe siècle avec l'arrivée du charbon, mais elle resta longtemps le seul chauffage accessible aux familles les plus modestes de la région. Les tourbières des Tailles, aujourd'hui protégées, témoignent encore de cette époque révolue.
Photos retrouvées avec le concours du Musée « En Piconrue » à Bastogne.
4. Le sable
Le sous-sol de Regné recélait aussi des filons de sable, exploités à ciel ouvert de manière artisanale dès les années 1920. Trois familles se succéderont dans cette activité — Marquette, Dubois, puis Bidonnet et Nizet — chacune avec ses moyens et ses méthodes, jusqu'à l'épuisement définitif des gisements dans les années 1950. L'endroit de l'extraction, situé entre Regné et Lierneux, restera gravé dans la mémoire locale sous son nom wallon : « A trou d'sâvion » — le trou de sable.
Lu trô d'sâvion — le trou de sable
Le sous-sol aux alentours de Regné contenait des filons de sable en grande quantité. Dans les années 1920–1930 l'extraction à ciel ouvert de ce matériau était effectuée par une entreprise familiale (Marquette). Cela se faisait manuellement avec de faibles moyens. La matière se trouvait à peu de profondeur mais les veines pouvaient atteindre jusque deux mètres d'épaisseur.
Le sable en question était détaché à la verticale soit à l'aide d'outils rudimentaires (pioches, pelles, etc.) ou parfois en utilisant de la dynamite. Le produit abattu se présentait en morceaux d'une roche très tendre. Il fallait alors l'écraser en utilisant de larges pelles appropriées en bois et ensuite tamiser à travers une grille métallique légèrement inclinée. Ainsi traité, le produit fini était destiné à servir à la construction des bâtiments. Suivant la demande, le transport était habituellement effectué vers différentes destinations à l'aide d'un tombereau tiré par un bœuf attaché par un joug.
Cette petite exploitation cessera ses activités vers 1935.
Auparavant, une autre carrière du même type avait déjà été exploitée et se trouvait à l'abandon par manque de matière première…
Petite anecdote de l'auteur à ce sujet : « Avec ma famille, nous occupions un terrain agricole situé entre les deux carrières précitées. Lors de la bataille des Ardennes, une concentration de blindés allemands avait trouvé refuge sous des drèves de sapins dans les environs proches afin de les dissimuler. Ils furent repérés par les avions alliés qui leur donnèrent la chasse. On découvrira par la suite qu'une « bombe » avait explosé, créant un entonnoir d'une grande profondeur. Vu le terrain sablonneux de l'endroit, la terre fut pulvérisée à longue distance et non récupérable. »
Dès la cessation de l'exploitation signalée ci-dessus, une autre famille (Dubois) avait découvert un nouveau filon de sable à quelques encablures au bord de la route de Regné à Lierneux. Celle-ci aura une tout autre dimension ainsi que des moyens semi-industriels mieux adaptés à pareille entreprise. Au fur et à mesure que l'extraction se développait, une mini-ligne de « chemin de fer » sera mise en place. Le système d'abattage du produit ne changera guère sauf que l'ensemble fut plus mécanisé.
La roche, à l'état brut, était chargée sur un wagonnet lequel sortait du trou d'extraction tiré par un câble qui s'enroulait à un treuil. Ce dernier était mu par un moteur électrique. Arrivé au niveau du sol, le chargement du wagonnet était basculé afin de former un stock en attente de la mouture.
Dès que le volume était suffisant, un moulin (concasseur), lui aussi actionné par un moteur électrique, était mis en mouvement et la roche y était déposée pour en faire du sable fin prêt à l'emploi dans la maçonnerie. Le produit fini était stocké sous toit en attente des prélèvements. Ces derniers étaient transportés soit par camion ou certains particuliers enlevaient le produit avec leur propre charroi.
Ce genre d'exploitation sera d'une assez longue durée jusqu'au jour où la veine toucha à sa fin à cet endroit. Bien que le filon continuait dans le sol du voisinage, le propriétaire des lieux ne souhaitait pas voir « abîmer » son terrain. Étant donné ce refus, il faudra bien mettre fin à ce genre d'extraction. On fit bien quelques recherches dans les environs mais le filon n'était pas exploitable vu son faible volume. De cela des trous béants avaient vu le jour au fil du temps et ils resteront en l'état jusqu'après les évènements de 1944–1945.
C'est après cette triste période qu'ils seront tous désignés pour enfouir les déblais des maisons sinistrées ainsi que diverses choses dont les cadavres d'animaux. Lorsque les fameux trous furent comblés, ils retrouveront leur état primitif.
Mais pour beaucoup d'autochtones, l'endroit sera toujours appelé « A trou d'sâvion ».
Dès 1945, après les évènements guerriers, il y avait lieu de reconstruire de nombreux immeubles sinistrés. Les besoins en sable étaient à l'ordre du jour. Heureusement, le fameux proprio voisin admit de procéder à l'extraction du produit de son sol. Une nouvelle entreprise (Bidonnet) vit le jour et des tonnes de sable sortiront de terre dans les mêmes conditions que l'exploitation précédente.
Après quelques temps, l'affaire sera reprise par un autre exploitant (Nizet) qui mettra un terme définitif à l'extraction du sable à Regné dans les années 1950. Avec le coticule, ce seront les exploitations des richesses du sous-sol de Regné qui s'éteindront après avoir subsisté pendant des décennies.
Le temps avait changé le cours des choses.
Joseph Gavroye, 18 novembre 2011
5. Les pierres de schiste
6. Le manganèse
De rijkdommen van de ondergrond
De Ardennen zijn niet alleen een land van bossen en weilanden — onder het oppervlak verbergt zich een geologische geschiedenis die de economie van de streek eeuwenlang heeft gevormd. Het gebied rond Regné en de ruimere gemeente Vielsalm is bekend om de verscheidenheid van zijn ondergrond, die op verschillende momenten in de geschiedenis werd ontgonnen voor mineralen, steen en andere grondstoffen.
In de loop der tijden heeft de ondergrond van de streek de inwoners van het dorp en de omgeving inkomsten verschaft.
Zo heeft men er gewonnen :
- XVIIe - XIXe eeuw : Leistenen dakleien in de groeven (open mijnen) op Colanhan voor de bouw (daken maar ook muren). Leisteenblokken voor de bouw.
- XVIIIe - XIXe eeuw : Mangaan (ijzerindustrie) te Hébronval en turf (verwarming) op het plateau des Tailles.
- XIXe - XXe eeuw : Coticule (wereldberoemde wetsteen) tussen Regné en Ottré (gehucht « Grand Thier »). Leisteenblokken voor de bouw.
- XXe eeuw (1e helft) : Geel zand (gehucht : « â Trô d'sâvion » en oorspronkelijk : « Po drî l'vêye ») als bouwmateriaal.
De minerale afzettingen in de regio Bihain-Ottré
Het gebied tussen Regné, Hébronval, Bihain en Ottré bevat talrijke sporen van vroegere ontginningen in de lagen van het Salmiaan (Sm2). Deze werkzaamheden bestonden uit coticule-groeven, steenkapperijen en mangaanmijnen.
Verscheidene plaatsnamen getuigen nog van deze mijnactiviteit : de « Thier de Regné », « Au Corai » (nabij Ottré) of « Sur les Minières » (oude mangaanmijnen bij Bihain). De halden (mijnstoortbergen) bevatten zeldzame mineralen die de wetenschappelijke reputatie van de streek vestigen.
Coticule-groeven (Regné – Bihain – Ottré)
Niet minder dan 24 mineraalsoorten zijn geïdentificeerd in de oude coticule-groeven, waaronder :
- Oxiden : anataas, hematiet, kwarts, rutiel, gahniet
- Fosfaten : apatiet, turkoois, vantasseliet, varisciet, wavelliet
- Silicaten : andalusiet, ardenniet, davreuxit, ottréliet, spessartien, toermalijn
Op site 1 (Regné) bereiken de oude ondergrondse gangen een grote diepte en hebben andalusiet, chloriet en davreuxit opgeleverd.
Op site 2 (« Les Plates », Bihain) bevindt zich de typelocatie van vantasseliet, een fosfaat dat voor het eerst in 1987 beschreven werd aan de hand van monsters van deze vindplaats. Er worden ook cacoxeniet, varisciet en wavelliet aangetroffen.
Op site 3 (Galerij Maizeroul, Bihain) vertoont een thans ingestorte galerij hematiet en mangaanoxiden.
Oude mangaanmijnen (Bihain – Hébronval)
16 mineraalsoorten zijn geregistreerd in de oude mangaanmijnen. Het erts, bestaande uit zwarte mangaanoxiden, werd ontgonnen voor de ijzerindustrie. Men treft er onder meer alurgiet aan (manganesiumhoudende variëteit van muscoviet), wavelliet op kwarts en diverse mangaanoxiden. De overblijfselen van deze ontginningen, thans begraven onder sparrenbossen, getuigen nog van de intensieve mijnactiviteit die de streek in de XVIIIe en XIXe eeuw kenmerkte.
Ontleend aan : Les gisements minéraux du Salmien dans le massif de Stavelot — Michel Blondieau, 2005
1. De leistenen dakleien
Colanhan is een langgerekte heuvel van oost naar west, ten zuiden van het dorp Verleumont. De top bereikt 565 m. Het heeft geologische, geomorfologische, historische en landschappelijke kenmerken.
De ondergrond bestaat uit sterk gemetamorfoseerde Salmiaanse fyllieten, gerangschikt in bijna verticaal opgerichte lagen met een zeer uitgesproken schistositeit. Deze zeer harde fyllieten hebben de erosie beter weerstaan dan de omringende gesteenten, zodat door differentiële erosie de berg Colanhan uitsteekt boven de naburige « grasvlakten » en in het westen eindigt met een spectaculaire steilwand die naar de Lienne afdaalt. Dit is wat geomorfologen een « opgehangen synclinaal » noemen, een uiterst zeldzame structuur in onze streken.
De fyllieten (zeer hard en met uitgesproken schistositeit (leisteensplijting)) werden eeuwenlang als leien ontgonnen. Alle ontginningen, ambachtelijk en nagenoeg familiaal, vonden plaats op de top, door het graven van putten en het opstapelen van puin in grote hopen, die nog steeds zichtbaar zijn. Het familiale karakter van dit lokale ambacht heeft de heuvel versnipperd in een oneindig aantal kleine percelen.
De typische leien van deze streek werden « cherbins » genoemd.
Ontleend aan : www.ardenne-et-gaume.be/colanhan.html
2. De winning van coticule
Hieronder vindt u een overzicht van de verschillende groeven en foto's teruggevonden met de medewerking van het Museum « En Piconrue » in Bastogne.
Veel mensen uit Regné namen deel aan de winning, maar eer aan wie eer toekomt: de heer Joseph Bidonnet was de « opzichter » (Groeve nr. 12) (Huis 11 in deel IV, « De bijnamen »).
3. De turf
Op het plateau des Tailles, vlakbij Regné, strekten zich vroeger uitgestrekte veenmoerassen uit. De turf werd er vanaf het einde van de lente met de spade gestoken : men sneed de sponsachtige massa in regelmatige blokken die men vervolgens in kleine rijen op de grond opstapelde om te laten uitlekken, waarna men ze de hele zomer regelmatig omdraaide zodat ze langzaam konden drogen in de wind en de zon van de hoogvlakte. In de herfst werden de voldoende droge blokken binnengehaald en beschut opgestapeld voor de winter.
Als brandstof van de armen had turf veel nadelen : hij brandde slecht, gaf bescheiden warmte en produceerde vooral dikke, bijtende rook die de huizen vulde. Men gebruikte het vaak vermengd met hout om het te helpen ontvlammen. Het gebruik nam in de loop van de XIXe eeuw af met de komst van steenkool, maar het bleef lange tijd de enige verwarming die bereikbaar was voor de armste gezinnen in de streek. De veenmoerassen van Les Tailles, vandaag beschermd, getuigen nog van dit voorbije tijdperk.
Foto's teruggevonden met de medewerking van het Museum « En Piconrue » in Bastogne.
4. Het zand
De ondergrond van Regné bevatte ook zandlagen die vanaf de jaren 1920 op ambachtelijke wijze in dagbouw werden gewonnen. Drie families volgden elkaar op in deze activiteit — Marquette, Dubois, vervolgens Bidonnet en Nizet — elk met hun eigen middelen en methoden, tot de definitieve uitputting van de afzettingen in de jaren 1950. De ontginningsplaats, gelegen tussen Regné en Lierneux, blijft in het lokale geheugen gegrift onder zijn Waalse naam : « A trou d'sâvion » — het zandgat.
Lu trô d'sâvion — het zandgat
De ondergrond rond Regné bevatte grote hoeveelheden zandlagen. In de jaren 1920–1930 werd dit materiaal in dagbouw gewonnen door een familiebedrijf (Marquette). Dit gebeurde manueel met eenvoudige middelen. De grondstof bevond zich op geringe diepte maar de lagen konden tot twee meter dik zijn.
Het zand werd verticaal losgemaakt met behulp van rudimentaire werktuigen (pikhouwelen, schoppen, enz.) of soms met dynamiet. Het gewonnen product bestond uit stukken zeer zacht gesteente. Dit moest dan worden verpulverd met brede houten schoppen en vervolgens gezeefd door een licht hellend metalen rooster. Zo behandeld was het eindproduct bestemd voor de bouw van gebouwen. Naargelang de vraag werd het transport gewoonlijk naar verschillende bestemmingen uitgevoerd met een kiepkar getrokken door een os in een juk.
Dit kleine bedrijf stopte zijn activiteiten rond 1935.
Eerder was al een andere groeve van hetzelfde type uitgebaat en lag wegens gebrek aan grondstof verlaten...
Een kleine anekdote van de auteur hierover : « Met mijn familie bewoonden wij een landbouwperceel gelegen tussen de twee genoemde groeven. Tijdens de Slag om de Ardennen had een concentratie van Duitse pantservoertuigen een schuilplaats gevonden onder sparrendreven in de nabije omgeving om ze te camoufleren. Ze werden opgemerkt door de geallieerde vliegtuigen die hen de jacht aandeden. Later zou men ontdekken dat een « bom » was ontploft en een diepe trechter had gecreëerd. Gezien de zandachtige bodem van de plek werd de aarde over grote afstand verpulverd en was niet te recupereren. »
Na de stopzetting van de hierboven vermelde ontginning had een andere familie (Dubois) een nieuwe zandlaag ontdekt op enkele kabellengten langs de weg van Regné naar Lierneux. Dit bedrijf zou een heel andere omvang hebben en over semi-industriële middelen beschikken die beter aangepast waren aan dergelijke ondernemingen. Naarmate de ontginning zich ontwikkelde, werd een mini « spoorweg » aangelegd. Het winningssysteem veranderde nauwelijks, behalve dat het geheel meer gemechaniseerd was.
Het ruwe gesteente werd geladen op een wagonnetje dat uit het ontginningsgat werd getrokken door een kabel die oprolde op een lier. Deze laatste werd aangedreven door een elektromotor. Eenmaal op het maaiveld werd de lading van het wagonnetje gekanteld om een voorraad te vormen in afwachting van het malen.
Zodra het volume voldoende was, werd een molen (breker), ook aangedreven door een elektromotor, in werking gesteld en het gesteente er in gestort om er fijn zand van te maken, klaar voor gebruik in de metselwerken. Het eindproduct werd overdekt opgeslagen in afwachting van de afnames. Deze werden vervoerd per vrachtwagen of sommige particulieren haalden het product op met hun eigen voertuig.
Dit soort ontginning zou vrij lang duren tot de dag dat de ader op die plek uitgeput raakte. Hoewel de laag verder liep in de bodem van de buurman, wenste de grondeigenaar zijn terrein niet « beschadigd » te zien. Gezien deze weigering moest er wel een einde komen aan dit soort ontginning. Er werden wel enkele zoekingen in de omgeving gedaan maar de laag was niet exploiteerbaar wegens het geringe volume. Hieruit waren in de loop der tijd grote gaten ontstaan en die bleven zo tot na de gebeurtenissen van 1944–1945.
Het is na deze trieste periode dat ze allen werden aangewezen om het puin van de verwoeste huizen te begraven evenals diverse zaken waaronder de kadavers van dieren. Toen de fameuze gaten gedicht waren, herkregen ze hun oorspronkelijke toestand.
Maar voor veel autochtonen zal de plek altijd « A trou d'sâvion » worden genoemd.
Vanaf 1945, na de oorlogsgebeurtenissen, moesten tal van verwoeste gebouwen worden heropgebouwd. De behoefte aan zand was aan de orde van de dag. Gelukkig gaf de beroemde buurman-eigenaar toestemming om het product uit zijn grond te winnen. Een nieuw bedrijf (Bidonnet) zag het daglicht en tonnen zand kwamen onder dezelfde voorwaarden als de vorige ontginning uit de grond.
Na enige tijd werd de zaak overgenomen door een andere exploitant (Nizet) die in de jaren 1950 definitief een einde stelde aan de zandwinning in Regné. Met de coticule zouden de ontginningen van de rijkdommen van de ondergrond van Regné tot een einde komen na tientallen jaren te hebben bestaan.
De tijd had de loop der dingen veranderd.
Joseph Gavroye, 18 november 2011
5. De leisteenblokken
6. Het mangaan
The Riches of the Subsoil
The Ardennes is not only a land of forests and pastures — beneath its surface lies a geological history that has shaped the region's economy for centuries. The area around Regné and the broader municipality of Vielsalm is known for the diversity of its subsoil, which was exploited at various points in history for minerals, stone, and other resources.
Over time, the subsoil of the region provided sources of income for the inhabitants of the village and its surroundings.
The following were extracted :
- 17th – 19th century : Slate flagstones from open-cast pits on Colanhan for construction (roofing as well as walls). Schist blocks for building.
- 18th – 19th century : Manganese (iron industry) at Hébronval and peat (heating fuel) on the plateau des Tailles.
- 19th – 20th century : Coticule (world-renowned whetstone) between Regné and Ottré (locality known as « Grand Thier »). Schist blocks for building.
- 20th century (first half) : Yellow sand (locality : « â Trô d'sâvion » and originally : « Po drî l'vêye ») as a building material.
The mineral deposits of the Bihain-Ottré region
The area between Regné, Hébronval, Bihain and Ottré contains numerous vestiges of former workings in the Salmian layers (Sm2). These operations consisted of coticule quarries, building-stone extractions, and manganese mines.
Several place names still bear witness to this mining activity : the « Thier de Regné », « Au Corai » (near Ottré) or « Sur les Minières » (old manganese mines near Bihain). The spoil heaps contain rare minerals that have established the scientific reputation of the region.
Coticule pits (Regné – Bihain – Ottré)
No fewer than 24 mineral species have been identified in the old coticule pits, among them :
- Oxides : anatase, haematite, quartz, rutile, gahnite
- Phosphates : apatite, turquoise, vantasselite, variscite, wavellite
- Silicates : andalusite, ardennite, davreuxite, ottrélite, spessartine, tourmaline
At site 1 (Regné), the old underground galleries reach a considerable depth and have yielded andalusite, chlorite, and davreuxite.
At site 2 (« Les Plates », Bihain), this is the type locality of vantasselite, a phosphate first described in 1987 from specimens collected at this location. Cacoxenite, variscite and wavellite are also found there.
At site 3 (Maizeroul Gallery, Bihain), a now-collapsed gallery displays haematite and manganese oxides.
Old manganese mines (Bihain – Hébronval)
16 mineral species have been recorded in the old manganese mines. The ore, consisting of black manganese oxides, was exploited for the iron industry. Notable finds include alurgite (a manganiferous variety of muscovite), wavellite on quartz, and various manganese oxides. The vestiges of these workings, today buried beneath spruce plantations, remain a testimony to the intense mining activity that marked the region in the 18th and 19th centuries.
Extracted from : Les gisements minéraux du Salmien dans le massif de Stavelot — Michel Blondieau, 2005
1. Slate flagstones
Colanhan is a long ridge running east to west, south of the village of Verleumont. Its summit reaches 565 m. It is of geological, geomorphological, historical, and landscape interest.
The bedrock consists of highly metamorphosed Salmian phyllites arranged in beds raised almost vertically and displaying a strongly marked schistosity. These very hard phyllites have resisted erosion better than the surrounding rocks, so that through differential erosion the Colanhan ridge rises above the neighbouring « grassy plains » and ends to the west in a spectacular escarpment plunging down to the Lienne. This is what geomorphologists call a « perched syncline », a very rare structure in our region.
The phyllites (very hard and with marked schistosity (slaty cleavage)) were quarried for slates for centuries. All the workings, craft-based and almost entirely family-run, took place on the summit, by digging pits and heaping the spoil into large mounds that are all still visible today. The family character of this local craft has divided the hill into an infinite number of small plots.
The typical slates of this region were called « cherbins ».
Extracted from : www.ardenne-et-gaume.be/colanhan.html
2. Coticule extraction
Below you can already get an overview of the various pits as well as photographs found with the assistance of the Museum « En Piconrue » in Bastogne.
Many people from Regné took part in the extraction, but to give credit where it is due, it was Mr Joseph Bidonnet who served as « foreman » (Pit No. 12) (House 11 in part IV, « Nicknames »).
3. Peat
On the plateau des Tailles, a stone's throw from Regné, vast peat bogs once spread across the land. Peat was cut there with a spade from late spring onwards : the spongy mass was sliced into regular blocks, which were then arranged in small aligned rows on the ground to drain, before being turned regularly throughout the summer to dry slowly in the wind and sun of the uplands. In autumn, the sufficiently dry blocks were brought in and stacked under cover for the winter.
Fuel of the poor, peat had many drawbacks : it burnt poorly, gave off modest heat, and above all produced thick, acrid smoke that filled the cottages. It was often used mixed with wood to help it catch. Its use declined through the 19th century with the arrival of coal, but it long remained the only heating fuel accessible to the most modest families in the region. The peat bogs of Les Tailles, today a protected site, still bear witness to this bygone era.
Photographs found with the assistance of the Museum « En Piconrue » in Bastogne.
4. Sand
The subsoil of Regné also contained veins of sand, exploited by open-cast craft methods from the 1920s onwards. Three families followed one another in this activity — Marquette, Dubois, then Bidonnet and Nizet — each with their own means and methods, until the definitive exhaustion of the deposits in the 1950s. The extraction site, situated between Regné and Lierneux, remains engraved in local memory under its Walloon name : « A trou d'sâvion » — the sand pit.
Lu trô d'sâvion — the sand pit
The subsoil around Regné contained large quantities of sand veins. In the 1920s–1930s the open-cast extraction of this material was carried out by a family business (Marquette). This was done manually with limited means. The material was found at shallow depth but the seams could reach up to two metres thick.
The sand in question was detached vertically either with rudimentary tools (pickaxes, shovels, etc.) or sometimes using dynamite. The blasted product came away in pieces of very soft rock. It then had to be crushed using broad wooden shovels and subsequently sifted through a slightly inclined metal grid. Thus processed, the finished product was destined for use in the construction of buildings. Depending on demand, transport was usually carried out to various destinations using a tipping cart drawn by a yoked ox.
This small operation ceased its activities around 1935.
Before that, another quarry of the same type had already been worked and lay abandoned for lack of raw material…
A small anecdote from the author on the subject : « With my family, we occupied a farm plot situated between the two aforementioned quarries. During the Battle of the Bulge, a concentration of German armoured vehicles had found shelter beneath avenues of fir trees in the nearby surroundings in order to conceal them. They were spotted by Allied aircraft that gave chase. It would subsequently be discovered that a « bomb » had exploded, creating a crater of great depth. Given the sandy nature of the terrain, the earth was pulverised over a wide area and could not be recovered. »
Following the cessation of the above-mentioned operation, another family (Dubois) had discovered a new sand vein a few cables’ length along the road from Regné to Lierneux. This would be of an entirely different scale and with semi-industrial means better suited to such an enterprise. As extraction developed, a mini « railway » was put in place. The blasting system for the product changed little except that the whole operation was more mechanised.
The raw rock was loaded onto a wagon which was pulled out of the extraction pit by a cable wound onto a winch. The latter was powered by an electric motor. Once at surface level, the wagon's load was tipped to form a stockpile awaiting the crushing.
Once the volume was sufficient, a mill (crusher), also driven by an electric motor, was set in motion and the rock was deposited in it to produce fine sand ready for use in masonry. The finished product was stored under cover awaiting collection. The latter was transported by lorry or certain individuals collected the product with their own vehicle.
This type of operation would last for quite a long time until the day when the seam ran out at that spot. Although the vein continued in the neighbouring ground, the landowner did not wish to see his land « damaged ». Given this refusal, there was no choice but to bring this type of extraction to an end. Some prospecting was carried out in the surroundings but the vein was not exploitable given its small volume. From this, gaping holes had appeared over time and they remained in that state until after the events of 1944–1945.
It was after this sad period that they were all designated to bury the rubble of the bomb-damaged houses as well as various things including animal carcasses. When the famous pits were filled in, they returned to their original state.
But for many locals, the place will always be called « A trou d'sâvion ».
From 1945, after the war events, many bomb-damaged buildings had to be rebuilt. The demand for sand was pressing. Fortunately, the famous neighbouring landowner agreed to proceed with extracting the product from his land. A new business (Bidonnet) was established and tonnes of sand came out of the ground under the same conditions as the previous operation.
After some time, the business was taken over by another operator (Nizet), who put a definitive end to sand extraction in Regné in the 1950s. Together with coticule, these were the exploitations of the riches of Regné's subsoil that would fade away after having subsisted for decades.
Time had changed the course of things.
Joseph Gavroye, 18 November 2011
5. Schist building stones
6. Manganese
Die Reichtümer des Untergrunds
Die Ardennen sind nicht nur ein Land aus Wäldern und Weiden — unter ihrer Oberfläche verbirgt sich eine geologische Geschichte, die die Wirtschaft der Region seit Jahrhunderten geprägt hat. Das Gebiet um Regné und die weitere Gemeinde Vielsalm ist bekannt für die Vielfalt seines Untergrunds, der zu verschiedenen Epochen der Geschichte für Mineralien, Stein und andere Ressourcen abgebaut wurde.
Im Laufe der Zeit hat der Untergrund der Region den Einwohnern des Dorfes und der Umgebung Einnahmen verschafft.
Folgendes wurde gefördert :
- 17. – 19. Jahrhundert : Schieferplatten (Dachschiefer) in den Gruben (offene Tagebaue) auf dem Colanhan für den Bau (Dächer, aber auch Mauern). Schiefersteine für den Bau.
- 18. – 19. Jahrhundert : Mangan (Eisenindustrie) in Hébronval und Torf (Heizung) auf dem Plateau des Tailles.
- 19. – 20. Jahrhundert : Coticule (weltberühmter Schleifstein) zwischen Regné und Ottré (Flur « Grand Thier »). Schiefersteine für den Bau.
- 20. Jahrhundert (1. Hälfte) : Gelber Sand (Flur : « â Trô d'sâvion » und ursprünglich : « Po drî l'vêye ») als Baustoff.
Die Mineralvorkommen der Region Bihain-Ottré
Das Gebiet zwischen Regné, Hébronval, Bihain und Ottré enthält zahlreiche Überreste früherer Abbautätigkeiten in den Schichten des Salmiaans (Sm2). Diese Arbeiten bestanden aus Coticule-Steinbrüchen, Bausteingewinnung und Manganerzgruben.
Mehrere Flurnamen zeugen noch heute von dieser Bergbautätigkeit : der « Thier de Regné », « Au Corai » (nahe Ottré) oder « Sur les Minières » (alte Manganerzgruben bei Bihain). Die Halden enthalten seltene Mineralien, die den wissenschaftlichen Ruf der Region begründen.
Coticule-Gruben (Regné – Bihain – Ottré)
Nicht weniger als 24 Mineralarten wurden in den alten Coticule-Gruben identifiziert, darunter :
- Oxide : Anatas, Hämatit, Quarz, Rutil, Gahnit
- Phosphate : Apatit, Türkis, Vantasselit, Variszit, Wavellit
- Silikate : Andalusit, Ardennit, Davreuxit, Ottrélit, Spessartin, Turmalin
An Standort 1 (Regné) erreichen die alten unterirdischen Stollen eine beträchtliche Tiefe und haben Andalusit, Chlorit und Davreuxit geliefert.
An Standort 2 (« Les Plates », Bihain) befindet sich der Typlokalstandort des Vantasselits, eines Phosphats, das 1987 erstmals anhand von Proben dieser Fundstätte beschrieben wurde. Dort findet man auch Cacoxenit, Variszit und Wavellit.
An Standort 3 (Galerie Maizeroul, Bihain) zeigt ein heute eingestürzter Stollen Hämatit und Manganoxide.
Alte Manganerzgruben (Bihain – Hébronval)
16 Mineralarten wurden in den alten Manganerzgruben erfasst. Das Erz, bestehend aus schwarzen Manganoxiden, wurde für die Eisenindustrie abgebaut. Besonders erwähnenswert sind Alurgit (eine manganreiche Varietät des Muskovits), Wavellit auf Quarz und verschiedene Manganoxide. Die Überreste dieser Abbautätigkeiten, heute unter Fichtenanpflanzungen begraben, bezeugen noch die intensive Bergbautätigkeit, die die Region im 18. und 19. Jahrhundert prägte.
Entnommen aus : Les gisements minéraux du Salmien dans le massif de Stavelot — Michel Blondieau, 2005
1. Die Dachschieferplatten
Colanhan ist ein langgestreckter Hügel von Ost nach West, südlich des Dorfes Verleumont. Sein Gipfel erreicht 565 m. Er weist geologische, geomorphologische, historische und landschaftliche Besonderheiten auf.
Der Untergrund besteht aus stark metamorphosierten salmianschen Phylliten, die in nahezu senkrecht aufgerichteten Bänken mit ausgeprägter Schieferung angeordnet sind. Diese sehr harten Phyllite haben der Erosion besser widerstanden als die umliegenden Gesteine, so dass durch Differentialerosion der Colanhan-Berg über die benachbarten « Wiesenflächen » hinausragt und im Westen mit einem spektakulären Steilabfall zur Lienne endet. Dies ist das, was Geomorphologen ein « aufgehängtes Synklinorium » nennen, eine in unserer Region sehr seltene Struktur.
Die Phyllite (sehr hart und mit ausgeprägter Schieferung (Schieferungsflächen)) wurden jahrhundertelang als Dachschiefer abgebaut. Alle Abbautätigkeiten, handwerklich und nahezu familienbetärtig, fanden auf dem Gipfel statt, durch Ausheben von Gruben und Anhäufen des Aushubs zu großen Haufen, die heute noch alle sichtbar sind. Der familiäre Charakter dieses lokalen Handwerks hat den Hügel in eine unendliche Anzahl kleiner Parzellen zersplittert.
Die typischen Schiefer dieser Region wurden « cherbins » genannt.
Entnommen aus : www.ardenne-et-gaume.be/colanhan.html
2. Die Coticule-Gewinnung
Nachfolgend erhalten Sie bereits einen Überblick über die verschiedenen Gruben sowie Fotos, die mit Unterstützung des Museums « En Piconrue » in Bastogne gefunden wurden.
Viele Menschen aus Regné beteiligten sich an der Förderung, doch allem Respekt gebietend war es Herr Joseph Bidonnet, der der « Vorarbeiter » war (Grube Nr. 12) (Haus 11 in Teil IV, « Die Spitznamen »).
3. Der Torf
Auf dem Plateau des Tailles, gleich bei Regné, erstreckten sich früher weitläufige Torfmoore. Der Torf wurde dort ab Ende des Frühjahrs mit dem Spaten gestochen : Man schnitt die schwammige Masse in gleichmäßige Blöcke, die man dann in kleinen ausgerichteten Haufen auf dem Boden aufstellte, um sie abtropfen zu lassen, und wendete sie den ganzen Sommer über regelmäßig, damit sie langsam im Wind und Sonnenschein des Hochlandes trockneten. Im Herbst wurden die ausreichend getrockneten Blöcke eingeholt und geschützt für den Winter aufgestapelt.
Als Brennstoff der Armen hatte Torf viele Nachteile : Er brannte schlecht, gab mäßige Wärme ab und erzeugte vor allem dicken, beizenden Rauch, der die Hütten füllte. Man verwendete ihn oft mit Holz vermischt, um ihn anzuzünden. Seine Nutzung nahm im Laufe des 19. Jahrhunderts mit der Einführung der Kohle ab, doch blieb er lange Zeit der einzige Heizstoff, der für die ärmsten Familien der Region erschwinglich war. Die Torfmoore von Les Tailles, heute unter Schutz gestellt, zeugen noch von dieser vergangenen Zeit.
Fotos gefunden mit Unterstützung des Museums « En Piconrue » in Bastogne.
4. Der Sand
Der Untergrund von Regné barg auch Sandadern, die ab den 1920er Jahren auf handwerkliche Weise im Tagebau gefördert wurden. Drei Familien folgten einander in dieser Tätigkeit — Marquette, Dubois, dann Bidonnet und Nizet — jede mit ihren eigenen Mitteln und Methoden, bis zur endgültigen Erschöpfung der Vorkommen in den 1950er Jahren. Die Förderstätte zwischen Regné und Lierneux blieb im lokalen Gedächtnis unter ihrem wallonischen Namen eingegraben : « A trou d'sâvion » — das Sandloch.
Lu trô d'sâvion — das Sandloch
Der Untergrund rund um Regné enthielt große Mengen an Sandschichten. In den 1920er–1930er Jahren wurde dieser Rohstoff im Tagebau von einem Familienbetrieb (Marquette) gefördert. Dies geschah manuell mit geringen Mitteln. Das Material befand sich in geringer Tiefe, aber die Adern konnten bis zu zwei Meter dick sein.
Der Sand wurde senkrecht gelöst, entweder mit rudimentären Werkzeugen (Spitzhacken, Schaufeln usw.) oder manchmal mit Dynamit. Das geförderte Produkt kam in Stücken eines sehr weichen Gesteins heraus. Es musste dann mit breiten Holzschaufeln zerkleinert und anschließend durch ein leicht geneigtes Metallsieb gesiebt werden. So aufbereitet war das Endprodukt für den Bau von Gebäuden bestimmt. Je nach Bedarf wurde der Transport üblicherweise mit einem von einem im Joch gezogenen Ochsen gezogenen Kipper zu verschiedenen Zielen durchgeführt.
Dieser kleine Betrieb stellte seine Tätigkeit um 1935 ein.
Zuvor war bereits ein anderer Steinbruch desselben Typs betrieben worden und lag wegen Mangels an Rohstoff brach…
Eine kleine Anekdote des Autors dazu : « Mit meiner Familie bewohnten wir ein landwirtschaftliches Gelände zwischen den beiden genannten Steinbrüchen. Während der Ardennenoffensive hatte eine Ansammlung deutscher Panzerfahrzeuge Schutz unter Tannenalleen in der näheren Umgebung gefunden, um sie zu tarnen. Sie wurden von den alliierten Flugzeugen entdeckt, die die Jagd auf sie eroeffneten. Später wurde festgestellt, dass eine « Bombe » explodiert war und einen Krater von großer Tiefe hinterlassen hatte. Angesichts des sandigen Geländes wurde die Erde über weite Entfernungen pulverisiert und war nicht mehr verwendbar. »
Nach der Einstellung des oben erwähnten Betriebs hatte eine andere Familie (Dubois) eine neue Sandader einige Kabellängen entfernt am Rand der Straße von Regné nach Lierneux entdeckt. Diese hatte eine ganz andere Dimension sowie halbindustrielle Mittel, die für ein solches Unternehmen besser geeignet waren. Mit der Entwicklung der Förderung wurde eine Mini-« Eisenbahn » eingerichtet. Das Abbauprinzip des Produkts änderte sich kaum, nur dass der gesamte Betrieb mechanisierter war.
Das rohe Gestein wurde auf einen Wagen geladen, der durch ein sich auf eine Winde aufrollendes Kabel aus dem Förderschacht gezogen wurde. Letztere wurde von einem Elektromotor angetrieben. Oben angekommen, wurde die Ladung des Wagens gekippt, um einen Vorrat für das Mahlen zu bilden.
Sobald das Volumen ausreichend war, wurde eine Mühle (Brecher), ebenfalls von einem Elektromotor angetrieben, in Betrieb genommen und das Gestein hineingegeben, um daraus feinen, gebrauchsfertigen Sand für das Mauerwerk zu machen. Das Endprodukt wurde überdacht gelagert und auf Abnahmen gewartet. Diese wurden entweder per LKW transportiert oder bestimmte Privatpersonen holten das Produkt mit ihrem eigenen Fuhrwerk ab.
Diese Art von Betrieb sollte eine recht lange Zeit andauern, bis der Tag kam, an dem die Ader an dieser Stelle versiegt war. Obwohl die Ader im Boden des Nachbarn weiterging, wollte der Grundstückseigentümer sein Gelände nicht « beschädigt » sehen. Angesichts dieser Weigerung musste diese Art von Förderung beendet werden. Es wurden zwar einige Probegrabungen in der Umgebung vorgenommen, aber die Ader war wegen ihres geringen Volumens nicht abbaubar. Daraus hatten sich im Laufe der Zeit klaffende Löcher gebildet, die bis nach den Ereignissen von 1944–1945 in diesem Zustand blieben.
Es ist nach dieser traurigen Zeit, dass sie alle bestimmt wurden, um die Trümmer der zerstörten Häuser sowie verschiedene Dinge einschließlich Tierkadaver zu begraben. Als die berühmten Löcher aufgeschüttet waren, kehrten sie in ihren ursprünglichen Zustand zurück.
Aber für viele Einheimische wird der Ort immer « A trou d'sâvion » genannt werden.
Ab 1945, nach den Kriegsereignissen, mussten zahlreiche zerstörte Gebäude wieder aufgebaut werden. Der Bedarf an Sand war vordringlich. Glücklicherweise stimmte der berühmte benachbarte Eigentümer zu, das Produkt aus seinem Boden zu gewinnen. Ein neues Unternehmen (Bidonnet) entstand und Tonnen von Sand kamen unter denselben Bedingungen wie beim vorherigen Betrieb aus der Erde.
Nach einiger Zeit wurde das Geschäft von einem anderen Betreiber (Nizet) übernommen, der in den 1950er Jahren der Sandgewinnung in Regné ein endgültiges Ende setzte. Zusammen mit dem Coticule sollten dies die Abbautätigkeiten der Bodensschätze von Regné sein, die nach jahrzehntelangem Bestehen erloschen.
Die Zeit hatte den Lauf der Dinge verändert.
Joseph Gavroye, 18. November 2011
5. Die Schiefersteine
6. Das Mangan