1. La vie en Ardenne autrefois
L'Ardenne des siècles passés était un monde à part — un vaste plateau densement boisé où la vie était régie par les rythmes de la nature et les exigences d'un climat rude. Pour les habitants de villages comme Regné, la survie dépendait du travail acharné, de l'ingéniosité et d'un lien profond avec la terre. Les hivers étaient longs et rigoureux, les routes souvent impraticables, et la ville la plus proche pouvait sembler un pays lointain.
Lire la suite…
La vie quotidienne tournait autour de l'agriculture, de l'élevage et de la sylviculture. Les familles cultivaient de petites parcelles, faisant pousser du seigle, de l'avoine et des pommes de terre — les aliments de base du régime ardennais. Le bétail, en particulier les bovins, jouait un rôle central dans l'économie, fournissant lait, beurre et viande. Les forêts fournissaient le bois pour le chauffage, la construction et la production de charbon de bois, une industrie autrefois vitale pour la région. Chaque saison apportait ses propres tâches : les semailles au printemps, la fenaison en été, la récolte en automne, et les longs travaux d'intérieur de l'hiver — filer, tisser et réparer les outils.
La vie communautaire était très soudée. Les villageois se rassemblaient pour les célébrations religieuses, les fêtes saisonnières et les travaux collectifs. Le dialecte local, une variante du wallon, était la langue de la vie quotidienne, portant des expressions et des dictons qui capturaient l'esprit et la sagesse des générations. Des traditions comme le carnaval, les fêtes des moissons et la bénédiction des animaux étaient des temps forts de l'année, apportant couleur et joie à une existence par ailleurs austère.
Document colligeant des faits étonnants du mémorial administratif de la province de Luxembourg — époques française, hollandaise et belge. Compilé par Joseph Toubon, Cierreux, 2014.
Texte inspiré de « L’Ardenne herbagère » – P. Mardaga éditeur, 1992.
2. Regné jadis
Quand Antoine Laurent (1733-1796) et son épouse Marie Clossen quittent les Petites Tailles pour s'installer dans le hameau de Regné au milieu du XVIIIe siècle, le paysage et la vie sont bien différents de ce que nous connaissons de nos jours… Si les nombreuses périodes de guerres et pillages, de maladies (la peste principalement) et de disettes avaient mis la population rurale sur les genoux au siècle précédent, la vie n'en reste néanmoins pas moins dure pour cet ancien de Regné et sa famille vers 1760. La plus grande partie de son temps consiste probablement en un dur labeur pour nourrir ses 4 enfants et leur donner un avenir…
Mais les Ardennais sont durs, travailleurs et persévérants, ils surmontent les pires événements et leur vie s'écoule contre vent et marée entre le travail et la religion… Le travail pour leur survie matérielle, la religion pour leur réconfort spirituel et surtout l'espérance d'une vie meilleure… hé oui, nos aïeux ne devaient pas trop connaître les dépressions et autres burn-outs… ils n'en avaient pas le temps car il en allait de la survie et de la pérennité de leur famille.
Probablement Antoine a-t-il élevé des moutons, comme la plupart des paysans de l'époque ; moutons du village, gardés par un herdier engagé par la commune. Il eut certainement aussi quelques porcs et des vaches ou bœufs comme bêtes de trait. Il devait avoir quelques parcelles de terrains pour cultiver le seigle et l'avoine, le peu de terre non boisée ou non couverte de bruyères était trop pauvre pour l'élevage bovin et pour le blé… et pour améliorer son quotidien, il avait certainement son « courti » (potager)… pas de grands magasins non plus, mais sûrement un ou deux épiciers locaux et des colporteurs qui fournissaient les biens non produits sur place…
Avec 70% de leurs ressources dévolues à leur alimentation, je crois que nos ancêtres vivaient « chichement », mais je suis persuadé aussi qu'ils avaient « bon », qu'ils profitaient aussi de la vie, fût-elle parfois pénible avec son lot d'infortune. Vu les pauvres lignes de communication (peu de routes, de transport, presque pas de courrier puisque peu savaient lire), l'isolement était leur lot, l'endogamie régnait en maître (on « hanteû » et on se mariait dans le village). Pas de téléphone, pas de radio, pas d'électricité… bref Regné, comme les autres localités, vivait en autarcie… Mais quoi qu'il en fût, le niveau de vie n'était pas plus bas que dans le reste du pays… et n'allez pas croire qu'ils n'avaient pas de repos : en plus des dimanches, la religion leur apportait presque 100 jours chômés par an jusqu'au Concordat de 1812 qui les réduisit quelque peu !
Texte inspiré de « L'Ardenne herbagère » – P. Mardaga éditeur, 1992, des publications de l'A.S.B.L « Val du Glain, Terre de Salm » ainsi que des témoignages de René Dubois, Léontine Lamboray et Maurice Boulangé.
Nous essayons de reconstituer l'Histoire de Regné dans un contexte plus général en recherchant des textes ou des documents anciens et en les résumant ici…
Lire la suite…
À ce titre et parmi d'autres, nous avons trouvé un blog exceptionnel sur la région, c'est celui de Georges Benoît, où des extraits sur l'histoire de Regné sont repris. Parmi les articles qui évoquent notre village :
- Notes historiques — Regné-Bihain (1) — Le village dans les Hautes Ardennes, les dégâts de la campagne Von Rundstedt et la restauration de l'église en 1952.
- Notes historiques — Regné-Bihain (2) — L'église Saint-Benoît, érigée en paroisse en 1857, la chapelle primitive de 1715, les vicaires et la démographie.
- Usages d'antan — Barrière et Péage — Les barrières de péage établies près de Regné vers 1869.
- Les ceux de chez nous — Le petit musée de Regné et ses outils ancestraux collectés pendant quarante ans.
- Dans l'Organe de Vielsalm (1911) — Un ballon dirigeable atterrit à Regné avec deux ressortissants allemands à bord.
- Dans l'Organe de Vielsalm (1912) — Un incendie destructeur ravage la maison Cloosens à Regné.
Retrouvez tous les articles sur : vielsalm.blogspot.com
Et Joseph Toubon nous donne un aperçu de cadastre sur Bihain où l'on y parle aussi de Regné… → Curiosités administratives — J. Toubon
3. Regné d'alors en image
Découvrez le village tel qu'il se présentait vers le début du XXe siècle. Les routes sont empierrées, l'Offensive allemande de 1944 n'a pas encore fait ses ravages. L'église a son beau clocher en flèche, le café « Le Lynx », appelé plus communément « à Mon Job », tenu à partir des années 1935 par Thomas Laurent (Xb473.6) et son épouse Philomène Lejeune (Xb478.5), a fière allure… C’était une des plus belles maisons de pierre de Regné. Remarquez la façade avant à l’architecture originale.
4. L'Ardenne d'alors en photo
Ces cartes postales anciennes, datant pour la plupart des années 1910, témoignent de la vie quotidienne en Ardenne au début du XXe siècle. On y retrouve les scènes champêtres, les métiers d'autrefois et les paysages d'une époque révolue.
1. Het leven in de Ardennen vroeger
De Ardennen van vroegere eeuwen waren een wereld apart — een uitgestrekt, zwaar bebost plateau waar het leven werd bepaald door de ritmes van de natuur en de eisen van een hard klimaat. Voor de inwoners van dorpen als Regné hing overleven af van hard werken, vindingrijkheid en een diepe band met het land. Winters waren lang en bitter, wegen vaak onbegaanbaar, en de dichtstbijzijnde stad kon aanvoelen als een ver land.
Lees verder…
Het dagelijks leven draaide om landbouw, veeteelt en bosbouw. Families bewerkten kleine percelen en verbouwden rogge, haver en aardappelen — de basisvoeding van het Ardense dieet. Vee, met name runderen, speelde een centrale rol in de economie en leverde melk, boter en vlees. De bossen leverden hout voor verwarming, bouw en houtskoolproductie, een industrie die ooit van levensbelang was voor de streek. Elk seizoen bracht zijn eigen taken: zaaien in de lente, hooien in de zomer, oogsten in de herfst, en het lange binnenwerk van de winter — spinnen, weven en gereedschap repareren.
Het gemeenschapsleven was hecht. Dorpelingen kwamen samen voor religieuze vieringen, seizoensfestivals en gemeenschappelijke werkdagen. Het lokale dialect, een variant van het Waals, was de taal van het dagelijks leven, met uitdrukkingen en gezegden die de humor en wijsheid van generaties vasthiëlden. Tradities zoals carnaval, oogstfeesten en de zegening van dieren waren hoogtepunten van het jaar en brachten kleur en vreugde in een verder sober bestaan.
Document met verrassende feiten uit het administratief memoriaal van de provincie Luxemburg — Franse, Hollandse en Belgische periode. Samengesteld door Joseph Toubon, Cierreux, 2014.
Tekst geïnspireerd op « L’Ardenne herbagère » – P. Mardaga uitgever, 1992.
2. Regné vroeger
Wanneer Antoine Laurent (1733–1796) en zijn echtgenote Marie Clossen de Petites Tailles verlaten om zich midden in de XVIIIe eeuw in het gehucht Regné te vestigen, zijn het landschap en het leven heel anders dan wat wij vandaag kennen… Hoewel de talrijke perioden van oorlogen en plunderingen, ziektes (voornamelijk de pest) en hongersnoden de plattelandsbevolking in de vorige eeuw op de knieën hadden gebracht, is het leven er voor deze Regné-bewoner en zijn gezin rond 1760 niet minder zwaar om. Het grootste deel van zijn tijd bestaat waarschijnlijk uit hard labeur om zijn 4 kinderen te voeden en hen een toekomst te geven…
Maar de Ardennezen zijn taai, arbeidzaam en volhardend; zij overleven de ergste gebeurtenissen en hun leven vloeit voort, tegen wind en getij in, tussen werk en religie… Werk voor hun materiele overleving, religie voor hun geestelijk houvast en bovenal de hoop op een beter leven… jawel, onze voorouders kenden de depressies en burn-outs van nu waarschijnlijk niet… ze hadden er gewoon geen tijd voor, want het ging om de overleving en het voortbestaan van hun gezin.
Waarschijnlijk hield Antoine schapen, zoals de meeste boeren van die tijd; dorpsschapen, bewaakt door een door de gemeente aangestelde herder. Zeker had hij ook een paar varkens en koeien of ossen als trekdieren. Hij had ongetwijfeld enkele percelen grond om rogge en haver te verbouwen; het schaarse niet-beboste of niet met heide bedekte land was te arm voor rundvee en voor tarwe… en om zijn dagelijks leven te verbeteren, had hij vast zijn « courti » (moestuin)… geen grote winkels, maar zeker een of twee plaatselijke kruideniers en marskramers die goederen leverden die niet ter plaatse werden geproduceerd…
Met 70% van hun middelen besteed aan voeding, leefden onze voorouders naar mijn mening « sober », maar ik ben er ook van overtuigd dat zij « goed » leefden, dat zij ook genoten van het leven, hoe zwaar het soms ook was met zijn deel van tegenspoed. Gezien de povere communicatiemiddelen (weinig wegen, weinig transport, nauwelijks post want weinigen konden lezen) was isolement hun lot; endogamie overheerste (men « hauntte » en trouwde in het dorp). Geen telefoon, geen radio, geen elektriciteit… kortom: Regné, zoals de andere dorpen, leefde in autarkie… Maar hoe dan ook was de levensstandaard niet lager dan in de rest van het land… en geloof niet dat ze geen rust kenden: naast de zondagen bracht de religie hen tot aan het Concordaat van 1812 bijna 100 vrije dagen per jaar!
Tekst geïnspireerd op « L'Ardenne herbagère » – P. Mardaga uitgever, 1992, de publicaties van de V.Z.W. « Val du Glain, Terre de Salm » en de getuigenissen van René Dubois, Léontine Lamboray en Maurice Boulangé.
We proberen de geschiedenis van Regné te reconstrueren in een bredere context door oude teksten en documenten op te zoeken en hier samen te vatten…
Lees verder…
In dat kader hebben we onder meer een uitzonderlijke blog over de streek ontdekt, die van Georges Benoît, met daarin fragmenten over de geschiedenis van Regné. Onder de artikelen die ons dorp vermelden:
- Historische notities — Regné-Bihain (1) — Het dorp in de Hoge Ardennen, de schade van de Von Rundstedt-campagne en de restauratie van de kerk in 1952.
- Historische notities — Regné-Bihain (2) — De kerk Saint-Benoît, verheven tot parochie in 1857, de primitieve kapel van 1715, de kapelaans en de demografie.
- Gebruiken van weleer — Slagboom en tol — De tolhekken nabij Regné rond 1869.
- De mensen van bij ons — Het kleine museum van Regné en zijn oude gereedschappen, veertig jaar lang verzameld.
- In het Orgaan van Vielsalm (1911) — Een luchtschip landt in Regné met twee Duitse onderdanen aan boord.
- In het Orgaan van Vielsalm (1912) — Een verwoestende brand teistert het huis Cloosens in Regné.
Alle artikelen zijn te vinden op: vielsalm.blogspot.com
En Joseph Toubon geeft ons een overzicht van het kadaster van Bihain, waar ook Regné ter sprake komt… → Administratieve curiositeiten — J. Toubon
3. Regné in beeld
Ontdek het dorp zoals het zich voordeed rond het begin van de XXe eeuw. De wegen zijn gekasseid, de Duitse Offensief van 1944 heeft zijn verwoesting nog niet aangericht. De kerk heeft haar mooie spitsvormige klokkentoren, het café « Le Lynx », in de volksmond « à Mon Job » genoemd, uitgebaat vanaf 1935 door Thomas Laurent (Xb473.6) en zijn echtgenote Philomène Lejeune (Xb478.5), ziet er prachtig uit… Het was een van de mooiste stenen huizen van Regné. Let op de gevel met zijn bijzondere architectuur.
4. De Ardennen van toen in foto
Deze oude ansichtkaarten, merendeels daterend uit de jaren 1910, getuigen van het dagelijks leven in de Ardennen aan het begin van de XXe eeuw. Men ziet er landelijke taferelen, ambachten van weleer en landschappen van een voorbije tijd.
1. Life in the Ardennes of Old
The Ardennes of centuries past was a world apart — a vast, heavily forested plateau where life was governed by the rhythms of nature and the demands of a harsh climate. For the inhabitants of villages like Regné, survival depended on hard work, resourcefulness, and a deep bond with the land. Winters were long and bitter, roads often impassable, and the nearest town could feel like a distant country.
Read more…
Daily life revolved around farming, animal husbandry, and forestry. Families cultivated small plots, growing rye, oats, and potatoes — the staples of the Ardenne diet. Livestock, particularly cattle, played a central role in the economy, providing milk, butter, and meat. The forests supplied wood for heating, building, and charcoal production, an industry once vital to the region. Every season brought its own tasks: sowing in spring, haymaking in summer, harvest in autumn, and the long indoor work of winter — spinning, weaving, and repairing tools.
Community life was tightly knit. Villagers gathered for religious celebrations, seasonal festivals, and communal work events. The local dialect, a variant of Walloon, was the language of everyday life, carrying expressions and sayings that captured the wit and wisdom of generations. Traditions such as carnival, harvest feasts, and the blessing of animals were highlights of the year, bringing colour and joy to an otherwise austere existence.
A document gathering remarkable facts from the administrative memorial of the Province of Luxembourg — covering the French, Dutch, and Belgian periods. Compiled by Joseph Toubon, Cierreux, 2014.
Text inspired by « L’Ardenne herbagère » – P. Mardaga publisher, 1992.
2. Regné in the Past
When Antoine Laurent (1733–1796) and his wife Marie Clossen left the Petites Tailles to settle in the hamlet of Regné in the mid-eighteenth century, the landscape and way of life were very different from what we know today… Although the many periods of wars and pillaging, disease (principally the plague), and famine had brought the rural population to its knees in the previous century, life was no less hard for this Regné man and his family around 1760. The greater part of his time was most likely spent in hard toil to feed his four children and give them a future…
But the Ardennais are tough, hard-working, and persevering; they overcame the worst of times and their lives flowed on, come what may, between labour and religion… Work for their material survival, religion for their spiritual comfort, and above all the hope of a better life… indeed, our forebears probably knew little of depression or burnout… they had no time for it, for the survival and continuity of their family was at stake.
Antoine most likely kept sheep, as most peasants of the time did — village sheep, tended by a herdsman engaged by the commune. He certainly also had a few pigs and cows or oxen as draught animals. He must have had several plots of land on which to grow rye and oats; the scant land not covered by woodland or heather was too poor for cattle and wheat… and to supplement his daily existence he certainly had his « courti » (kitchen garden)… no large shops either, but certainly one or two local grocers and peddlers who supplied goods not produced locally…
With 70% of their resources devoted to food, I believe our ancestors lived « frugally », but I am also convinced they « lived well », that they enjoyed life too, even if it was sometimes hard with its share of misfortune. Given the poor lines of communication (few roads, little transport, almost no post since few could read), isolation was their lot; endogamy reigned supreme (one « courted » and married within the village). No telephone, no radio, no electricity… in short, Regné, like other localities, lived in autarky… But whatever the case, the standard of living was no lower than in the rest of the country… and do not imagine they had no rest: in addition to Sundays, religion brought them nearly 100 days off a year right up until the Concordat of 1812, which reduced them somewhat!
Text inspired by « L'Ardenne herbagère » – P. Mardaga publisher, 1992, publications of the A.S.B.L. « Val du Glain, Terre de Salm », and the testimonies of René Dubois, Léontine Lamboray and Maurice Boulangé.
We are endeavouring to reconstruct the history of Regné within a broader context by seeking out old texts and documents and summarising them here…
Read more…
In this regard, amongst others, we discovered an exceptional blog about the region written by Georges Benoît, which includes extracts on the history of Regné. Among the articles that mention our village:
- Historical notes — Regné-Bihain (1) — The village in the High Ardennes, the damage caused by the Von Rundstedt campaign, and the restoration of the church in 1952.
- Historical notes — Regné-Bihain (2) — The church of Saint-Benoît, elevated to parish status in 1857, the primitive chapel of 1715, the curates and the demography.
- Customs of old — Tollgate and Toll — The toll barriers established near Regné around 1869.
- The folk from our parts — The small museum of Regné and its ancestral tools, collected over forty years.
- In the Organ of Vielsalm (1911) — An airship lands at Regné with two German nationals on board.
- In the Organ of Vielsalm (1912) — A destructive fire ravages the Cloosens house in Regné.
All articles may be found at: vielsalm.blogspot.com
And Joseph Toubon gives us a glimpse of the cadastral records of Bihain, in which Regné also features… → Administrative Curiosities — J. Toubon
3. Regné in Pictures
Discover the village as it appeared around the early XXth century. The roads are cobbled, the German Offensive of 1944 has not yet wrought its destruction. The church still bears its fine spire, and the café « Le Lynx », more commonly known as « à Mon Job », run from around 1935 by Thomas Laurent (Xb473.6) and his wife Philomène Lejeune (Xb478.5), cuts a fine figure… It was one of the finest stone houses in Regné. Note the front facade with its distinctive architecture.
4. The Ardenne of Old in Photos
These old postcards, most of them dating from around 1910, bear witness to daily life in the Ardennes at the beginning of the XXth century. They show rural scenes, the trades of former times, and landscapes of a bygone era.
1. Das Leben in den Ardennen einst
Die Ardennen vergangener Jahrhunderte waren eine Welt für sich — ein ausgedehntes, dicht bewaldetes Hochplateau, auf dem das Leben von den Rhythmen der Natur und den Anforderungen eines rauen Klimas bestimmt wurde. Für die Bewohner von Dörfern wie Regné hing das Überleben von harter Arbeit, Einfallsreichtum und einer tiefen Verbundenheit mit dem Land ab. Die Winter waren lang und bitter, die Wege oft unpassierbar, und die nächste Stadt konnte sich wie ein fernes Land anfühlen.
Weiterlesen…
Der Alltag drehte sich um Landwirtschaft, Viehzucht und Forstwirtschaft. Familien bestellten kleine Parzellen und bauten Roggen, Hafer und Kartoffeln an — die Grundnahrungsmittel der Ardennenküche. Das Vieh, insbesondere Rinder, spielte eine zentrale Rolle in der Wirtschaft und lieferte Milch, Butter und Fleisch. Die Wälder lieferten Holz zum Heizen, Bauen und für die Holzkohleproduktion, eine Industrie, die einst für die Region von entscheidender Bedeutung war. Jede Jahreszeit brachte ihre eigenen Aufgaben: Säen im Frühjahr, Heumachen im Sommer, Ernte im Herbst und die langen Innenarbeiten des Winters — Spinnen, Weben und Reparieren von Werkzeugen.
Das Gemeinschaftsleben war eng verwoben. Die Dorfbewohner kamen zu religiösen Feiern, saisonalen Festen und gemeinsamen Arbeitstagen zusammen. Der lokale Dialekt, eine Variante des Wallonischen, war die Sprache des Alltags und trug Ausdrücke und Sprichwörter in sich, die den Witz und die Weisheit von Generationen widerspiegelten. Traditionen wie Karneval, Erntedankfeste und der Segen der Tiere waren Höhepunkte des Jahres und brachten Farbe und Freude in ein ansonsten karges Dasein.
/em>Dokument mit erstaunlichen Fakten aus dem Verwaltungsmemorial der Provinz Luxemburg — französische, holländische und belgische Epoche. Zusammengestellt von Joseph Toubon, Cierreux, 2014.
Text inspiriert von « L’Ardenne herbagère » – P. Mardaga Verlag, 1992.
2. Regné einst
Als Antoine Laurent (1733–1796) und seine Frau Marie Clossen die Petites Tailles verließen, um sich Mitte des XVIII. Jahrhunderts im Weiler Regné niederzulassen, waren Landschaft und Lebensweise ganz anders als das, was wir heute kennen… Obwohl die zahlreichen Kriegs- und Plünderungsperioden, Krankheiten (vor allem die Pest) und Hungersnot die ländliche Bevölkerung im vorigen Jahrhundert in die Knie gezwungen hatten, war das Leben für diesen Bewohner von Regné und seine Familie um 1760 nicht weniger hart. Der größte Teil seiner Zeit bestand wahrscheinlich aus harter Arbeit, um seine 4 Kinder zu ernähren und ihnen eine Zukunft zu sichern…
Aber die Ardennesen sind zäh, arbeitsam und ausdauernd; sie überstanden die schlimmsten Ereignisse, und ihr Leben floss, wie auch immer, zwischen Arbeit und Religion dahin… Arbeit für ihr materielles Überleben, Religion für ihren geistigen Trost und vor allem die Hoffnung auf ein besseres Leben… ja, unsere Vorfahren kannten Depressionen und Burnout wohl kaum… sie hatten keine Zeit dafür, denn es ging um das Überleben und den Fortbestand ihrer Familie.
Wahrscheinlich hielt Antoine Schafe, wie die meisten Bauern jener Zeit — Dorfschafe, bewacht von einem von der Gemeinde angestellten Hirten. Sicherlich hatte er auch ein paar Schweine und Kühe oder Ochsen als Zugtiere. Er müsste einige Parzellen gehabt haben, um Roggen und Hafer anzubauen; das wenige nicht bewaldete oder nicht mit Heide bedeckte Land war zu arm für Rindvieh und für Weizen… und um seinen Alltag aufzubessern, hatte er gewiss seinen « courti » (Gemüsegarten)… auch keine großen Läden, aber sicher ein oder zwei örtliche Kramer und Hausiérer, die Waren lieferten, die vor Ort nicht hergestellt wurden…
Da sie 70 % ihrer Mittel für die Ernährung aufwendeten, lebten unsere Vorfahren meiner Meinung nach « karg », aber ich bin auch überzeugt, dass sie « gut » lebten, dass sie das Leben auch genossen, auch wenn es manchmal hart war und seinen Teil an Unglück mitbrachte. Angesichts der dürftigen Kommunikationswege (wenige Straßen, kaum Transport, fast keine Post, da wenige lesen konnten) war Isolation ihr Los; Endogamie herrschte vor (man « buhlte » und heiratete im Dorf). Kein Telefon, kein Radio, kein Strom… kurz gesagt: Regné lebte, wie die anderen Ortschaften, in Autarkie… Aber wie auch immer, der Lebensstandard war nicht niedriger als im Rest des Landes… und glauben Sie nicht, dass sie keine Ruhe kannten: Neben den Sonntagen brachte die Religion ihnen bis zum Konkordat von 1812 fast 100 freie Tage im Jahr, die danach etwas reduziert wurden!
Text inspiriert von « L'Ardenne herbagère » – Verlag P. Mardaga, 1992, den Veröffentlichungen des V.o.G. « Val du Glain, Terre de Salm » sowie den Zeugnissen von René Dubois, Léontine Lamboray und Maurice Boulangé.<
Wir versuchen, die Geschichte von Regné in einem allgemeineren Kontext zu rekonstruieren, indem wir alte Texte und Dokumente suchen und sie hier zusammenfassen… In diesem Zusammenhang haben wir unter anderem einen außergewöhnlichen Blog über die Region entdeckt, den von Georges Benoît, in dem Auszüge zur Geschichte von Regné zu finden sind. Unter den Artikeln, die unser Dorf erwähnen: Alle Artikel sind zu finden auf: vielsalm.blogspot.com Und Joseph Toubon gibt uns einen Einblick in das Kataster von Bihain, wo auch Regné erwähnt wird… → Verwaltungskuriositäten — J. Toubon Entdecken Sie das Dorf, wie es sich zu Beginn des XX. Jahrhunderts präsentierte. Die Straßen sind gepflastert, die deutsche Offensive von 1944 hat noch keine Verwüstung angerichtet. Die Kirche trägt ihren schönen Spitzturm, und das Café « Le Lynx », im Volksmund « à Mon Job » genannt, das ab etwa 1935 von Thomas Laurent (Xb473.6) und seiner Frau Philomène Lejeune (Xb478.5) geführt wurde, macht eine gute Figur… Es war eines der schönsten Steingebäude von Regné. Man beachte die Vorderfassade mit ihrer besonderen Architektur. Diese alten Postkarten, meist aus den Jahren um 1910, zeugen vom Alltagsleben in den Ardennen zu Beginn des XX. Jahrhunderts. Man sieht ländliche Szenen, die Berufe von einst und Landschaften einer vergangenen Zeit.Weiterlesen…
3. Regné in Bildern
4. Die Ardennen von einst in Fotos